Des roches exploitées....
De par sa position géographique, à la limite entre le Massif armoricain au nord-ouest, le Bassin aquitain et le seuil du Poitou au sud-est, le département des Deux-Sèvres offre un large éventail de roches meubles ou cohérentes : schistes, granites, grès, calcaires, argiles, sables… (pour s’en tenir à des termes généraux qui ne reflètent que partiellement cette diversité).
Depuis l’Antiquité romaine jusqu’à la période de l’entre deux-guerres, la plupart de ces roches ont été exploitées, principalement à ciel ouvert, accessoirement en souterrain, notamment pour la production de matériaux de construction (sable, moellon, pierre de taille…) ou comme matière première de l’artisanat de feu (pierre à chaux, argile à tuiles et à briques…).
Dans l’architecture traditionnelle (maisons paysannes et dépendances, maisons de maîtres, maisons de ville…), la pierre de taille mise en oeuvre témoigne d’une grande variété qui participe de l’identité départementale : calcaires du Jurassique moyen dans la région de Niort et de Melle, pierre rousse aux alentours de Mazières-en-Gâtine, granites (dont le Bleu Nacré d’Anjou) dans le Bocage bressuirais et la Gâtine poitevine, tuffeau blanc d’Anjou dans le Thouarsais…
A ces matériaux classiques, s’ajoutent du marbre dont un gisement est connu en Deux-Sèvres, à proximité du hameau de la Villedé (Ardin), mais, aussi et surtout, des minerais métalliques et des combustibles minéraux. Parmi les métaux, citons :
- l’antimoine, obtenu à partir de la stibine extraite à la Foye-Henri (Vernoux-en-Gâtine) au début du XXème siècle et utilisé dans les alliages, notamment pour durcir le plomb ;
- l’uranium (les Deux-Sèvres font partie des quelques départements français qui possèdent des gisements de minerais uranifères) produit par la COGEMA sur la commune de Mauléon, à la Chapelle-Largeau (de 1954 à 1972) et au Temple (de 1955 à 1989).
Enfin, des veines de houille ont été exploitées jusqu’en 1916 par quatre puits, ouverts à Saint-Laurs entre 1844 et 1862.
|
 |

|